S’en libérer, casser les liens – parfois psychologiques- pour devenir soi

Les Relations mères-filles

 

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Les relations mère-fille sont  particulières et souvent mouvementées. Car les mamans font parfois inconsciemment des projections sur leur fille. Ma mère me racontait souvent ceci. Lorsque je suis venue au monde, elle était contente d’avoir enfin une fille. Mais aussitôt elle a pensé aux nombreux « problèmes » liés à la féminité ! Elle a projeté son parcours de vie sur sa fille, fraîchement venue au monde !

Les jeunes filles, découvrent le féminin à travers leur mère, qui demeure durant des années leur unique modèle. Comme l’écrit Catherine DOLTO dans son livre les mamans  » C’est regardant vivre sa maman qu’une petite fille deviendra une femme » . De génération en génération les mères montrent à leurs filles comment se comporter dans le monde. Au fil des siècles les codes ont changé, une maman du XXIe siècle interagit différemment avec sa fille qu’une maman du XIXe siècle.

Pourtant, au sein d’une même lignée une maman du XXIe siècle partage quelque chose, avec ses aïeules ! Vous vous demandez quel peut-être ce trait d’union entre ces femmes ? Eh bien, leur point commun, c’est la mémoire ou plutôt les mémoires. Car il en existe deux types.

 

Mémoire transgénérationnelle et mémoire cellulaire

 

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Le premier type de mémoire est au niveau cellulaire. Je pense notamment aux  cellules mitochondriales qui sont transmises directement de mères en filles. Ces cellules possèdent leur propre code génétique. Lequel est indépendant de celui du noyau cellulaire. Cet ADN que l’on pourrait qualifier de maternel, ne fusionne pas avec celui du père. Donc à travers ces cellules nous portons une partie de la mémoire génétique de nos aïeules !

Le second type de mémoire, qui nous intéresse davantage dans cet article,  c’est la mémoire transgénérationnelle. Vous savez, celle qui nous donne l’impression d’agir, de réagir, comme l’auraient fait notre mère ou notre grand-mère. Ces réactions surviennent, dans les moments où l’on est surmenée, stressée ou contrariée.

Cela m’arrive lorsque je suis assez fatiguée d’avoir couru après le temps, que mes enfants se chamaillent pour des broutilles. Je me surprends à ressortir les même expressions que ma grand-mère (j’étais très proche d’elle).

Tant que cette mémoire, se manifeste, à travers de petites expressions, ou de petites habitudes, elle n’est pas trop handicapante au quotidien. Mais, à partir du moment où elle nous enferme dans des schémas répétitifs. Il est alors temps, d’aller explorer cette mémoire afin de la comprendre. En faisant ce travail d’exploration, on commencera alors à redevenir maître de son existence.

 

Explorer son passé afin de s’en libérer

 

Il existe différentes méthodes pour se libérer du poids de son passé. J’ai fait une séance d’hypnose, car je ressentais le besoin de couper certains liens psychologiques avec ma mère. J’avais la vague sensation, que cet attachement était devenu un frein à mon développement. Peut-être, avez-vous déjà ressentir cela dans votre existence ?  Mais, je ne suis pas vraiment réceptive à l’hypnose.  Ce n’était pas pour moi la bonne voie pour me libérer d’une partie de mon passé.

Par contre, ce qui a été le plus aidant dans mon parcours, c’est la généalogie.En effectuant des recherches pour reconstituer l’histoire de famille, je me suis rendue compte des difficultés rencontrées par mes aïeules. J’ai découvert le parcours de vie de grand-mère, en discutant avec des cousines, dont les parents l’ avaient connu dans son jeune temps. Je me suis souvenue des histoires de ma mère et de ma tante sur leur jeunesse. Elles me décrivaient une éducation beaucoup plus stricte, moins tolérante. Mais il fallait, remettre ces récits dans leur contexte qui était plus rude qu’aujourd’hui ! Je devais comprendre que c’était, leur vie, leur histoire, pas la mienne !

 

Quelles pistes de réflexion

Anne Ancelin Schützenberger, le décrit très bien dans son livre « Ici et maintenant, vivons pleinement ». Elle a nommé un  chapitre « Se sentir plus léger » , dans lequel elle écrit ceci :

Quand on fait son propre arbre généalogique et qu’on remet les événements à leur place et dans leur contexte, on se sent généralement « enfin léger » -comme allégé de tout ce poids qui nous gâchait la vie………….On a déposé « en vrai » ces valises : on ne les reprend plus, on a rendu à César ce qui lui appartenait, aux ancêtres ce qui leur revenait »

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Eh oui ! C’est une des nombreuses vertus de la généalogie que de remettre les événements à leur place et dans leur contexte. De se rendre compte que nous ne sommes pas prisonnières des choix qu’ont fait nos aïeules !

Pour celles, qui trouvent le passé trop lourd à porter, je vous propose la vison d’une guérisseuse d’une peuplade Alaska. Pour info, vous pouvez le lire dans le magazine Happinez n°25 paru ce mois ci !

Donc cette guérisseuse nous dit ceci :

Le passé n’est pas un fardeau. C’est une sorte d’échafaudage que nous avons escaladé jusqu’à notre position actuelle. Désormais, nous sommes libres d’être qui nous sommes, de créer nous-même notre propre vie à partir de toutes les ressources du passé et du présent qui sont à notre disposition.

Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, j’aime cette notion que le passé peut être aussi une source d’inspiration ! Notre histoire peut devenir notre force à condition de ne pas s’y enfermer en mode victime !

Alors le passé : fardeau ou source d’inspiration? Dites-nous en commentaire. On s’enrichit des contributions de chacune!